L'interface d'une application n'est pas une décoration. Chaque décision de design a un impact mesurable sur la façon dont les gens l'utilisent et les résultats qu'elle génère.
Il existe une perception commune que le design d’une interface est une question esthétique : si ça paraît bien ou non. Cela conduit à faire du design la dernière chose dans laquelle on investit et la première que l’on coupe.
Le problème est que le design d’une interface n’est pas une décoration. C’est la couche où se passe tout ce qui compte.
Comment le design influence le comportement de l’utilisateur
Chaque décision de design — où se trouve un bouton, quel texte il porte, quelle taille il occupe — influence si l’utilisateur fait ce qu’on attend de lui.
Un formulaire avec trop de champs réduit le taux de soumission. Un processus d’achat aux étapes confuses augmente l’abandon. Un écran de gestion désorganisé amène les utilisateurs à commettre plus d’erreurs et à prendre plus de temps pour accomplir leurs tâches.
Rien de tout cela n’est subjectif. Tout est mesurable.
Le coût d’une interface mal conçue
Dans les applications internes, une interface mal conçue réduit la productivité de l’équipe chaque jour qu’elle l’utilise. Dans les outils orientés client, elle éloigne des utilisateurs qui auraient autrement atteint leur objectif.
Le coût n’est pas seulement financier. C’est aussi le temps que l’équipe support consacre à expliquer comment fonctionne quelque chose qui devrait être évident.
Quand il est logique d’investir dans le design
Schéma : cycle de design émotionnel
Repenser quelque chose qui existe déjà coûte toujours plus cher que de le bien concevoir la première fois.