Le logo est la fin du processus, pas le début. La plupart des entreprises investissent dans le mauvais ordre et se retrouvent avec une identité qui ne communique rien.
Quand une entreprise dit avoir besoin d’une image de marque, la première chose qu’elle demande généralement est un logo. C’est compréhensible : le logo est la partie la plus visible d’une marque. Mais le logo n’est que la pointe d’un iceberg bien plus profond.
Une marque n’est pas ce qu’elle paraît. C’est ce qu’elle signifie.
Ce qui construit une marque avant le logo
Avant de concevoir quoi que ce soit, il y a des questions auxquelles il faut répondre, qui ont peu à voir avec le design :
- À qui parlez-vous exactement ?
- Quel problème résolvez-vous pour cette personne ?
- En quoi vous différenciez-vous des alternatives dont elle dispose ?
- Comment voulez-vous que quelqu’un qui vient de vous rencontrer vous décrive ?
Sans réponses claires à ces questions, toute décision de design est arbitraire. Une couleur, une typographie ou un logo n’ont de sens que s’ils communiquent quelque chose de concret à quelqu’un de concret.
Le système visuel comme conséquence
Une fois la stratégie claire, le design se développe avec beaucoup plus de facilité. Les couleurs reflètent la personnalité de la marque. La typographie communique le ton. Le logo symbolise tout ce qui précède sous une forme condensée.
Quand on travaille dans cet ordre, le résultat est cohérent. Quand on commence par le logo et qu’on construit à rebours, il faut presque toujours tout refaire.
Une identité qui fonctionne sur tous les canaux
Une identité bien construite fonctionne aussi bien sur une carte de visite que sur un post de réseaux sociaux, une signature d’email ou la façade d’un local. Elle ne dépend pas d’un fichier spécifique ni d’une taille particulière.
C’est ce qu’on appelle un système visuel. Et c’est ce qui différencie une marque professionnelle d’un simple logo.